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Rencontre avec Amélie Martinot | Duopreneure et formatrice OBM

Rencontre avec Amélie Martinot | Duopreneure et formatrice OBM

Amélie Martinot - Duopreneure et formatrice Son Parcours et sa Reconversion Professionnelle

Il y a quelques mois, Gwendoline de mon équipe est partie à la rencontre d’Amélie Martinot, Duopreneure et formatrice. Je l’avais rencontrée pour ma part, il y a déjà quelques années et je savais que son parcours d’entrepreneure à impact positif serait très intéressant à partager avec vous et pourquoi pas vous aider dans votre reconversion professionnelle. Elle vous dévoile dans un premier temps son parcours puis en quoi consiste son métier aujourd’hui. 

 

 

Son parcours professionnel

Après des études en marketing, le salariat et l’essai de l’entrepreneuriat

J’ai fait des études en marketing. J’étais passionnée d’écriture et de création. Ensuite, en sortant de mes études, j’ai commencé à travailler comme chargée de marketing, chef de projet et responsable marketing. C’était la voie toute tracée. J’ai commencé en région parisienne où j’ai fait mes études puis ensuite en province, à côté de Megève en Savoie. 

Après la naissance de ma fille aînée, je suis retournée travailler dans cette entreprise que j’aimais beaucoup. Mais j’étais ultra malheureuse parce que c’était complètement déconnecté de ma réalité. Ce n’était pas du tout flexible avec ma vie de maman et de comment j’avais envie de la vivre. Et aussi j’avais cette impression de manquer un peu de sens dans ce que je faisais. Donc j’ai ouvert un magasin de dépôt vente que j’ai gardé pendant presque cinq ans avant de le revendre.

Donc c’était ma première sortie de carrière salariale. Et en fait, j’ai adoré toute la partie montage du projet, création du projet, ouverture, début de l’aventure. Il y avait beaucoup de sens aussi parce que ça allait chercher des thématiques qui me tiennent à cœur, comme la consommation éco-responsable, par exemple. Mais en fait la structure d’un dépôt vente, d’un magasin, m’obliger à être là tous les jours jusqu’à presque 19 h le soir, pendant les vacances scolaires aussi … 

Et de ce fait, mon besoin de flexibilité et de liberté n’était pas du tout satisfait dans cette aventure là. Même si j’adorais effectivement être mon propre patron. Donc j’ai revendu le dépôt vente presque au bout de cinq ans. 

Entretemps, j’ai eu un petit garçon qui a eu des soucis de santé. J’allais avoir besoin d’énormément de temps pour pouvoir l’accompagner.

Donc j’avais vraiment besoin de flexibilité dans ma vie, en tous les cas personnel. Et en même temps, je n’étais pas prête à ne pas travailler parce que c’était important pour moi de continuer à avoir une expérience professionnelle, une stimulation intellectuelle. En tous les cas, je voulais quelque chose qui m’anime en dehors de ma maison et de ma famille. Donc, je suis retournée assez facilement dans le monde salarial parce que finalement c’était ce que je savais faire, ce que les gens aussi attendaient que je fasse. Donc je suis repartie de plus belle et j’ai commencé un travail de responsable de formation rattaché dans un service marketing dans un groupe industriel. Et j’ai détesté.

Certes j’étais entourée de personnes incroyables mais j’ai détesté ce que je faisais.  J’ai détesté l’univers dentaire et industriel. Cela manquait tellement de sens. De plus, j’avais beaucoup de déplacements en province et à Paris pendant les week-ends. Et j’avais de nouveau des horaires de fou. Et je me suis dit : “Non, ce n’est pas ce que je veux comme vie.” Et en même temps c’est compliqué de se dire : “Je veux arrêter cette vie-là” parce que je gagne bien ma vie. J’ai sur ma carte de visite un super poste à responsabilités. C’est compliqué de dire : “Stop, je ne veux plus de ça.” 

J’étais toujours dans le rush dans mon travail. Entre ma vie personnelle qui me demandait du temps et de l’adaptation et ma vie professionnelle, l’organisation n’était pas du tout facile.  

Et à la fin de cette première année où j’étais vidée, épuisée, mon mari a eu une opportunité de rejoindre une branche de sa société aux Etats-Unis. Donc finalement, j’ai saisi cette opportunité pour me dire : “OK, je n’ai pas osé jusqu’à présent avouer que j’étais épuisée, fatiguée de cette vie là. Toute cette réussite, c’était une réussite de façade qui me nourrissait plus, ou j’étais écartelée entre toutes mes envies.” Et ça a été vraiment l’excuse pour me dire :”OK, ce n’est pas de ma faute. Je suis contrainte et forcée. Je dois le suivre. J’arrête tout.

Et en fait, je pense que ça a été le déclic parce que je n’aurais jamais osé le faire par moi-même. C’était vraiment un signe. 

 

Devenir expatriée pour devenir OBM indépendante et retrouver un équilibre de vie

Je me dis que je vais profiter de cette nouvelle vie de « maman au foyer » dans ce nouveau pays pour souffler. Mais malgré tout, au bout de quelques mois, j’avais ce déséquilibre là. J’adorais m’occuper des enfants. J’adorais découvrir cette nouvelle culture. Mais j’étais encore un peu insatisfaite parce qu’il me manquait cette partie de challenge professionnel et de connexion. Et donc j’ai rencontré une coach professionnelle qui était spécialisée dans l’accompagnement des conjoints expatriés qui m’a énormément aidé dans plein de domaines. Elle m’a notamment ouverte au développement personnel parce que je ne connaissais pas jusque là. J’ai découvert aussi le monde du coaching en ligne. 

J’ai, en cherchant mon projet avec elle, fait beaucoup de recherches sur Internet. Parce que quand j’ai voulu faire ce coaching là, mes valeurs étaient de construire mon emploi du temps autour de ma famille et avoir une carrière qui est potentiellement nomade.  Parce qu’aujourd’hui on est aux Etats-Unis mais connaissant mon mari, peut être qu’il n’aura pas envie de rester aux USA toute sa vie elle même. Je suis à 5000 kilomètres de ma famille et de mes amis. J’ai besoin d’être présente pour mes enfants. J’ai besoin de pouvoir si j’en ai envie de travailler en France quand je vais voir ma famille pendant les vacances. Ça, c’était vraiment mes critères de base. Et donc j’ai cherché ce qu’on peut faire comme travail de chez soi

Aux Etats-Unis, en 2018, le travail d’assistante virtuelle était déjà ultra répandue. Pas encore en France ou alors je n’en m’étais pas vraiment rendu compte. Mais il y avait toute une partie de mamans notamment, qui avaient envie de continuer leur carrière professionnelle mais en travaillant autrement. C’était des femmes qui, comme moi, avaient fait des études avec des postes à responsabilité jusqu’à présent et à un moment dans leur vie, souvent pour des raisons personnelles, elles ont eu envie de faire une pause.

J’ai découvert cette profession là et j’ai décidé que j’allais commencer cette profession. Donc je me suis lancée comme assistante virtuelle et j’ai trouvé assez facilement mes premières missions. Mais très vite, je me suis de nouveau ennuyée en faisant ce travail-là. Je n’étais pas complètement alignée ni épanouie dans ce rôle d’assistante virtuelle parce qu’on me déléguait des tâches sans lien les unes avec les autres. Et effectivement, je me suis dit : “OK, je peux faire plein de choses. J’ai fait du marketing avant. Je suis bonne à écrire. Je peux même faire du support client.” On a toujours des compétences qu’on peut commercialiser mais je me suis vraiment posé la question. Mais très vite, je me suis ennuyée parce que j’avais besoin un peu de sens et d’avoir une vue d’ensemble. Et j’avais besoin de comprendre pourquoi on me confiait une tâche. J’avais besoin de savoir pourquoi on me confie cette tâche. Est ce que c’est une tâche qui fait partie d’un projet plus global ? C’est quoi le début ? C’est quoi la suite ? 

Et très naturellement, j’ai commencé à prendre un peu de hauteur sur les différentes missions qu’on pouvait me confier et à prendre en charge plutôt de la gestion de projets et de l’organisation d’événements virtuels. C’est comme ça que j’ai un peu fait évoluer mon rôle. Et en discutant avec d’autres assistantes virtuelles américaines, elles m’ont expliqué qu’il y avait une profession qui s’appelait Online Business Manager. Et en fait, j’étais ce qu’elles appelaient une “disguised OBM”.(OBM déguisée) C’est à dire que c’est une assistante virtuelle qui fait déjà des missions d’OBM mais qui n’en a pas conscience parce qu’elle ne connaît pas ce métier là et qui n’est pas payé comme telle. Puisqu’elle ne sait pas qu’elle fait ce métier, pourquoi aller chercher une plus grosse rémunération ? 

Et je me suis dit : “Wow, il y a un métier où on peut faire tout ce que je faisais avant mais on peut le faire en ligne. C’est exactement ce que je suis en train de faire et ce que j’ai envie de faire.

Donc ça a complètement switché mon regard sur moi, sur mon activité et la manière dont je me présente. C’est à dire que finalement, mes tâches n’ont pas tant évolué que ça parce que j’avais déjà commencé à bien les faire évoluer. Mais ma présentation a complètement changé à partir du moment que j’ai compris qu’il y avait ce métier là qui s’appelait online business manager et qu’on était là pour être un duo d’entrepreneurs. Moi, je suis une entrepreneure. Mon client est un entrepreneur. Et ensemble, nous sommes un duo. Et ce qui est incroyable, c’est que quand j’ai créé mon activité en 2018, j’ai cherché et il y a un seul nom que j’aimais, c’était “duopreneur”. Quand je l’ai appelé duopreneur, je ne me suis pas rendue compte tout de suite à quel point cette signification de duo d’entrepreneurs allait être porteuse de sens et allait être complètement alignée avec ce que je suis exactement. Maintenant c’est exactement ça. 

Pour désigner mon métier, il y a plein de noms. (OBM, intégrateur, gestionnaire d’entreprise en ligne, … ) Mais moi, quand les gens me demandent ce que je fais comme métier, je dis que je suis Duopreneur. Car j’ai l’impression que c’est exactement ce qui me correspond. Je suis vraiment un partenaire stratégique et j’accompagne mon client. Ensemble, on forme un vrai duo pour qu’ensemble on puisse faire progresser ses activités.

 

Comment se sont déroulés tes débuts dans le monde entrepreneurial en tant qu’OBM/Duopreneur ?

Il m’a fallu 6 mois pour switcher complètement. Je me suis concentrée sur les coachs francophones. Déjà parce que j’étais plus à l’aise pour travailler en français et parce que la concurrence était très élevée aux Etats-Unis. J’avais pas un niveau d’anglais ni de connaissances du marché aussi importante qu’une autre assistante virtuelle américaine. Et je n’avais pas envie d’être en compétition, financièrement parlant, avec des assistants virtuels que les entrepreneurs américains allaient chercher aux Philippines ou dans des pays anglophones, en tous les cas avec de la manœuvre pas cher. Donc ça a été tout de suite très clair pour moi que j’allais proposer mes prestations mais que je n’allais pas proposer mes prestations pas chères.

J’ai eu très vite les retours de clients qui me disaient que mes prestations sont chères. Très vite, je l’ai assumé. Oui, mes prestations sont chères, mais fais-moi confiance et tu verras que tu en auras pour ton argent. 

J’ai eu cette chance là. Comme j’ai tarifé mes prestations à un niveau supérieur, j’ai tout de suite attiré des clients qui avaient un gros chiffre d’affaires et qui avaient la possibilité de me faire évoluer aussi dans leur équipe parce qu’ils avaient les moyens de payer et de me faire évoluer dans mes fonctions et d’embaucher d’autres personnes pour soutenir la croissance.

 

Ses moments de doutes et comment elle les surpasse

J’ai des grands moments de doute et de fatigue. Parfois, je suis épuisée parce que je travaille tard ou que je travaille tôt. Quelquefois, j’ai des moment de doutes. Par exemple, quand j’ai des clients où leur lancement ne se passe pas comme on l’avait prévu. Ce n’est pas toujours facile. Je suis dans un mastermind de directrice des opérations américaines. Et ça m’aide beaucoup d’être dans ce mastermind là. Parce que je peux échanger avec des femmes qui ont les mêmes problématiques que moi. Même si quelquefois on n’est pas tout à fait sur les mêmes niveaux parce qu’on n’est pas sur les marchés. Dans tous les cas, ça m’aide de pouvoir échanger avec des personnes qui vivent la même chose que moi. Et j’ai cette chance là, très égoïste, de pouvoir échanger aussi avec les filles qui sont dans ma formation, Duopreneur Académy. On a des cafés virtuels et un fil de discussion sur Slack. 
Je me rends compte que j’ai aussi fait pour moi parce que ça m’a permet de continuer de poser des questions, de faire preuve de vulnérabilité aussi, et de voir comment ça se passe ailleurs.

Vraiment je me rends compte et ça me réjouit tellement, il y a cette espèce de sororité entre nous. On est quand même pas très nombreux à s’afficher comme Online Business Manager en France ou en Francophonie. Même s’il y en a plein, mais qui ne s’annonce pas comme ça parce qu’elles ne le savent pas. Mais il y a une vraie entraide, une communauté qui est en train de se créer. Et ça, c’est vraiment réjouissant et enrichissant. C’est précieux.

Et en plus, il y a quand même des aventures entrepreneuriales qui demandent beaucoup d’investissement pour démarrer. Quand j’ai ouvert mon dépôt vente par exemple, j’ai dû faire un vrai business plan. J’ai dû aller chercher un financement. J’avais quand même un prêt à rembourser tous les mois. J’avais beaucoup de charges qui pesaient sur mes épaules et j’avais un stress intense. Et en fait, quand on démarre cette activité en ligne, certes, on a quand même un stress financier parce qu’on a quand même des charges de famille et qu’on doit ramener un salaire. Mais il n’y a pas cet investissement initial qui peut être tellement énorme et tellement affligeant que coûte que coûte, il faut que réussir. 

Et finalement ça se fait comme ça, au fur et à mesure des collaborations, sans qu’on se soit complètement endetté. Il nous faut un ordinateur, une connexion internet, une webcam et on est parti

Comment travaille une Duopreneur/OBM au quotidien ?

On intervient de deux manières différentes chez le client. 

1) En collaboration sur le long terme

On est présent quasiment tous les jours et on fait partie prenante de l’équipe. On accompagne nos clients sur tous les aspects de son activité. (gestion de projet, gestion d’équipe, systèmes, organisation des process, suivi des métriques, etc.) Donc on est vraiment là, en tant que partenaires stratégiques. C’est à dire que l’on va se poser avec notre client une fois par an et tous les trimestres pour faire ses pulsations annuelles et trimestrielles. On fait en sorte qu’on travaille sur les bons projets et que les projets avancent au bon rythme et qu’on délègue les projets et qu’on découpe les projets pour les déléguer aux bonnes personnes. Donc, ça c’est une possibilité d’intervenir sur tous les aspects de l’activité. 

On travaille avec les équipes des clients, même si nous après on peut se faire épauler par une assistante virtuelle ou une community manager qui est dans notre propre équipe. En général, on travaille avec les prestataires de nos clients qui facturent directement nos clients. Mais on est quand même dans une fonction un peu pyramidale. Il y a notre client, il y a nous et ensuite il y a l’équipe. Sans dire qu’on est supérieur aux autres. Ce n’est absolument pas mon propos. 

2) En collaboration sur un projet

Ou alors, on intervient au projet. C’est-à-dire qu’avoir un client comme ça sur tous les aspects de son activité, tu peux en avoir un, deux ou même trois si tu es super organisée. Mais attention au taux de saturation. C’est compliqué. Surtout si c’est des clients qui font des lancements et qu’ils tombent tous en même temps. C’est épuisant. Il faut savoir fermer les portes et les boîtes pour ne pas toujours être en train de penser.

Et ensuite on vend nos prestations au projet. C’est à dire que selon nos spécialités et ce que l’on selon ce qu’on a envie de faire, on va vendre des projets one shot qui vont nous occuper une semaine, un mois, trois mois avec un client en particulier. Mais on est juste sur un projet très focalisé en tous les cas. Donc ça nous permet en fait d’avoir un business model qui est très stable, qui reste flexible, qui prend en compte notre taux de saturation maximum et qui est en plus rémunérateur.

Aujourd’hui, je suis loin de travailler à un équivalent d’un travail à temps complet. Et je gagne beaucoup plus d’argent que quand j’étais responsable marketing ou responsable formation en province par exemple.

 

Flexibilité et liberté 

J’habite plus aux États-Unis. On a déménagé à Abou Dhabi il y a quelques mois. Je me suis toujours dit que ça allait être tranquille, car j’ai besoin de rien hormis une bonne connexion Internet. Bon ça n’a pas été si tranquille que ça mais quelle chance de dire que dans ce déménagement, mes clients m’ont suivi. C’était quand même fatigant. Parce qu’il ne faut pas se mentir, quand on a quand même un contrat avec un client, si on veut pas travailler de 9 h à 15h, on est obligé de travailler de 6 h à 9 h ou de 22 h à 0 h. On fait comme on veut, mais en tous les cas, je me rends compte de la chance que j’ai eue de pouvoir continuer mon activité, tout en changeant de pays. Donc oui, il a fallu que je recrée une société ici. Il y a eu des démarches administratives. Il a fallu notamment que je retrouve un rythme de travail.

C’est vraiment top cette flexibilité en tous les cas.

Ce besoin de flexibilité et ce besoin de liberté, enfin, je sens que je l’ai. 

Aujourd’hui j’ai plus besoin de dire j’ai ma vie perso, j’ai ma vie pro. Toute ma vie est à un seul et même endroit. C’est à dire que je commence mon planning en mettant mes rendez-vous personnels. C’est comme ça, c’est non négociable. Et puis je construis mon activité autour.  Je n’ai plus ce sentiment d’être écartelé entre « mes deux vies ». Et en plus de ça, au passage, je n’ai pas eu à faire une croix sur un travail intellectuellement enrichissant, et challengeant, des responsabilités. Je n’ai pas eu besoin de faire ce choix, de me dire je suis isolée, que je n’ai pas de relation … Parce certes, on est à distance mais on arrive quand même à avoir des relations très fortes avec les gens. 

C’est chouette en fait d’avoir trouvé tout ce dont j’avais besoin au même endroit.  

Son parcours de formatrice de nouveaux Duopreneurs/Online Business Manager

Pourquoi t'es-tu lancé dans la formation en parallèle de ton activité ?

Premièrement, j’ai toujours eu cette envie de transmettre. Quand j’ai rencontré ma première “grosse” cliente, j’ai décidé de me spécialiser dans l’accompagnement des coachs car c’était vraiment ma clientèle idéale. Lors de notre premier entretien où j’avais postulé pour être assistante virtuelle, elle m’avait demandé où je me voyais dans 3 ans. Je lui ai répondu que j’avais envie d’enseigner ce que je suis en train de faire. Parce qu’en fait, ce métier m’a tellement libérée de plein de choses que j’ai envie que ça libère plein d’autres femmes. La transmission a toujours été très importante pour moi. C’est pour ça aussi, je pense que mon dernier travail de salarié était responsable formation parce que j’avais déjà envie de transmettre quelque part. Ce verbe là est très fort chez moi. C’est vraiment un des verbes qui m’anime en tous les cas et c’est pour ça que j’ai eu envie ensuite de transmettre ce que j’avais appris, de faire découvrir la profession d’online business manager sur le marché francophone parce qu’elle est encore trop peu connue. Je me rends compte qu’en fait, dès que je repars à quelqu’un, les gens me disent : “C’est exactement ce que je veux faire ou ce dont j’ai besoin”. Mais ils ne le savent pas. Je suis vraiment animée par cette mission là d’expliquer au monde entier ce que c’est que ce métier et de permettre à des femmes qui sont certainement un peu désalignées dans leur vie actuelle de pouvoir créer elle-même leur propre activité. C’est vraiment ce qui m’anime aujourd’hui.

Et ce qui est top dans ce métier d’O.B.M. c’est que l’on a la possibilité de créer un métier qui nous ressemble. C’est à dire qu’on va venir faire notre petite popote et on va mettre dans la marmite tout ce qu’on a été avant, tout ce qu’on a fait avant, parce qu’on a fait des études, on a eu des expériences personnelles et professionnelles, .. On a de l’expérience avec tout ce qu’on apprend au contact de nos clients si on est déjà en prestataire de services. Et tout ce qu’on apprend en formation parce que c’est chouette aussi dans notre job, on est toujours en train de se former et tout ce qu’on a envie de faire. On fait un petit mix et on a notre offre de services. Et c’est pour ça qu’on est pas deux OBM similaires. 

C’est à dire que moi j’ai une vraie passion pour la gestion de projet et la gestion d’équipe. Donc c’est ce que je vais aller vendre en premier. Mais il y en a d’autres qui ont un vrai talent en organisation, en restructuration, en chiffres. Donc elles vont faire davantage de mise en place de process, une restructuration d’entreprise, … Donc en fonction de qui on est et de ce qu’on a envie de faire, on peut donner une teinte différente à notre activité.

Dans la formation que j’ai créé, il y a des filles qui n’ont pas comme projet d’aller travailler avec des coachs, des thérapeutes ou des entrepreneurs. Elles ont vraiment comme projet d’aller chercher des entrepreneurs locaux ou dans certains secteurs d’activité. 

Par exemple, en fonction de leur background, certains OBM ont pour projet de vendre ses services de manière fractionnelle à des entreprises issues de leur precédent secteur d’activités et qui ont ce besoin d’avoir quelqu’un à leur côtés pour mettre en place leur système, faire leurs tableaux, mettre en place leurs tableaux de suivi des chiffres, automatiser une partie de leur business, gérer leur équipe s’ils ont besoin ou faire des recrutements. Mais ils n’ont pas la trésorerie pour pouvoir embaucher un responsable opérationnel à temps plein. Donc nous, on a aussi cette carte à jouer auprès des entreprises locales et on s’en rend compte d’autant plus maintenant dans cette situation économie post-COVID.

Jusqu’à présent, j’utilisais des modèles de gestion de business traditionnels pour les adapter au business en ligne. Et ça fonctionne bien. Mais aujourd’hui, on se rend compte qu’il y a aussi des petites entreprises qui sont en train de s’ouvrir et qui sont en train d’intégrer dans leurs équipes, des personnes qui travaillent de manière délocalisée et virtuelle et qui se rendent compte qu’ils ne sont pas toujours obligés d’avoir un salarié à temps partiel ou à temps plein, mais qui peuvent faire appel à un prestataire de services aussi dans des postes à responsabilité, de management et de gestion. Et ils commencent à venir nous solliciter aussi. Donc c’est chouette. On voit vraiment ce parallèle entre les deux mondes : en ligne et traditionnelle (en physique). 

On se rend compte que la digitalisation peut être une énorme lacune pour le marché traditionnel. Ils ont des vrais besoins dans ce domaine et c’est chouette parce que nous, on peut venir répondre à ces besoins-là.

Qu’est-ce que tu proposes comme accompagnement aujourd’hui ?

Alors j’ai lancé une première session de “Duopreneur Academy” en septembre 2021. 

C’est un projet que j’ai mis longtemps à sortir. Merci au syndrome de l’imposteur qui vient me chercher. Mais mon envie de transmettre et de faire connaître ce métier a été plus fort. Donc c’est ce qui m’a permis de tenir et de me lancer. Donc j’ai lancé le programme en septembre avec huit filles qui ont rejoint la version beta. Et c’était une aventure incroyable pour moi. Je leur ai partagé tout ce que je savais sur ce métier-là. Et j’ai pu avoir à leur retour pour pouvoir améliorer les choses. 

C’est une formation qui dure quatre mois. On se retrouve tous les mois et on échange toutes les semaines sur le fil de discussion. Les personnes ont accès aux modules en ligne et ensuite, pendant quatre mois, ils ont accès au fil de discussion sur Slack où elles postent toutes leurs questions. On échange sur plein de choses, on échange des contacts, des offres de missions, des bonnes pratiques, nos doutes, toujours avec bienveillance. Et surtout dans une bulle de confiance. On sait que ce qu’on va partager va pas être répété en dehors. On est très vigilant sur cette notion de confidentialité de nos clients et donc ça se passe super bien.

Et pendant quatre mois, les filles ont accès à une masterclass par mois qui va traiter d’un sujet clé de leur métier ou un sujet d’actualité. Ça peut être comment utiliser le test de personnalité quand on est en train de recruter quelqu’un ou de restructurer une équipe pour un client ? Comment on package et tarifie ces offres ? En plein de sujets différents au fil des mois. 

Pendant ces quatre mois aussi, on fait un café rencontre par mois. C’est un moment où chacun peut venir s’exprimer. Le café rencontre, c’est un rendez vous d’une heure, une fois par mois, qui n’est pas enregistrer contrairement aux masterclass. C’est comme si on se rencontre à la machine à café en entreprise. Donc il n’y a pas lieu que ce soit enregistré. On est là pour partager ce que l’on souhaite en toute transparence (des bonnes pratiques, des couacs, des interrogations) et pour se remettre dans une bonne énergie, se soutenir entre nous. 

Les modules sont partagés en deux parties. Il y a une partie sur une l’Être et une partie sur le faire.

Comme on l’a évoqué précédemment, on n’est plus salariée et/ou assistante. D’ailleurs, il y a beaucoup de personnes qui n’ont pas été assistantes virtuelles avant et qui viennent directement dans la formation pour être duopreneurs.

Elles ont été responsable marketing, responsable des ventes, responsable et chef de projet, … Ce n’est pas obligé de passer par la case “Assistante virtuelle”.

On apprend à détricoter tous ces schémas pour se positionner comme étant un entrepreneur, un leader, un expert sur son métier. On apprend quelles sont nos fonctions en tant que duopreneur. Quel est marché actuel ? Où peut-on aller chercher nos clients ? Comment les chercher ? On apprend aussi à créer son activité idéale parce que c’est vraiment ça. On est là pour créer notre activité idéale. C’est pour ça qu’il n’y a pas une O.B.M qui est similaire à l’autre. Donc on apprend quel est son positionnement, son client et son environnement idéaux. 

Et ensuite, il y a la partie sur le FAIRE. On voit les paliers de l’activité d’une OBM : gestion de projet, gestion d’équipe, gestion des process et des systèmes et la gestion des métriques

Et puis après il y a des bonus qui sont vraiment des accélérateurs de carrière. C’est à dire que souvent je dis aux filles quand elles arrivent pas trop encore, comment se positionner pour faire une offre globale, d’aller voir directement les bonus. Ils sont vraiment conçus comme étant à “copier-coller” même si je n’aime pas ce terme. Ils sont directement dans tous les cas applicables et vendables en l’état. 

Il y a un bonus sur Comment organiser un évènement virtuel ? Il y a un bonus sur comment réussir un entretien de vente où j’explique aux filles que je leur donne un script pour pouvoir faire leur entretien. Troisièmement, il y a un bonus qui s’appelle comment recruter l’équipe idéale

Enfin il y en a aussi sur comment réussir les 90 premiers jours d’une collaboration avec un client. On sait toutes que les 90 premiers jours avec un client, c’est épuisant. C’est pour ça que je conseille toujours aux filles de travailler au début sur un projet test, de ne pas s’engager déjà sur un gros contrat mais de travailler sur un projet de test. Autant pour toi que pour le client, parce que c’est fatigant pour les deux. On se met d’accord sur un petit projet dans le gros projet pour apprendre à communiquer et voir comment on travaille tous les deux. Et si ce projet test fonctionne bien, on déroule le tapis. 

Je viens d’embarquer une deuxième cohorte en mai. J’ai pu avancer dans les modules et là je viens d’intégrer d’autres filles.

C’est marrant parce que les premières étaient très assistantes virtuelles. Mais les dernières qui viennent d’arriver (c’est là qu’on voit qu’effectivement le monde de l’entreprise évolue) ne sont pas passées par cette étape. Elles se sont interrogées suite au COVID et recherchaient une nouvelle activité parce qu’elles n’en peuvent plus de déplacements et de pleins d’autres choses. 

Elles se sont interrogées sur quel métier en ligne elle pourrait faire. Elles ont découvert aussi le métier d’assistant virtuel et elles se sont dit que ce n’était pas tout à fait ce dont elles avaient envie. Certes cela apporte la liberté et la flexibilité mais elles ont l’impression de perdre en salaire notamment. 

Et en faisant leurs recherches, elles se sont rendus compte que le métier d’online business manager existe. Donc elles débarquent dans Duopreneur Academy.

Il y a toute une partie business en ligne, marketing digital que j’avais créé en m’adressant à des assistants virtuels webmarketing qui connaissent déjà un peu le milieu. Et donc là, je suis en train de revoir les bases pour elles, pour rajouter une petite partie dans la formation, pour les mettre à niveau sur cette partie là. Elles ont quand même un petit décalage si elles veulent s’adresser à des coach, des thérapeutes en ligne, des entrepreneurs en ligne. Mais ce qui est réjouissant, c’est que certaines d’entre elles ne veulent pas s’adresser à cette cible là. Et ça, c’est chouette. Ça veut dire que mon pari de dire que cette profession, on peut la faire comme on veut et avec qui on veut, c’est possible. Et ça, je me rends compte au fur et à mesure de l’évolution de ma formation.

Conclusion

Si vous souhaitez en savoir plus sur Amélie, vous pouvez la contacter sur Linkedin ou sur Instagram. N’hésitez pas à me dire en commentaire si vous connaissiez ce métier d’Online Business Manager avant cette entrevue. Mais aussi si c’est une activité qui pourrait vous plaire et surtout ce que son partage vous a inspiré. 

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